Benoit Richer coach Niort

Benoît Richer, coach : cette crise nous permet de revenir sur nous-même !

Bonjour Benoit, tu peux nous parler un peu de toi et de ton parcours ?

Bonjour Olivia, et bien écoute, je suis un humain de 43 ans juste, charentais d’origine et de retour dans le département des Deux Sèvres depuis peu.

J’ai un parcours un peu atypique. Depuis tout jeune, j’ai beaucoup voyagé et j’ai passé une bonne partie de ma vie dans d’autres pays en Europe et en Afrique du nord.
J’ai été salarié dans un grand groupe d’assistance et au bout de 16 ans, j’ai choisi de respecter les valeurs que je porte en me lançant à mon compte.

Tout d’abord comme créateur de contenus, sur mon blog des Yeux plus grands que le monde et pour des clients dans le tourisme particulièrement, j’ai en parallèle suivi une formation de Coaching Professionnel où j’ai véritablement trouvé une voie dans laquelle je m’épanouis chaque jour depuis.

J’ai lancé mon activité de coaching en juin 2019 et en parallèle je garde la passion de l’écriture, de la photographie et de la découverte des grands espaces en randonnée itinérante que je continue de partager sur mon site.

Je dis « atypique » car j’ai toujours eu envie d’être un électron libre et je saisis toutes les opportunités qui me sont offertes pour vivre de nouvelles expériences. Régulièrement, je me réinvente une vie, souvent au grand dam de mes proches qui ont fini par arrêter de se poser des questions que je ne me pose pas.

Comment as-tu réagi à l’annonce du confinement ? Est-ce que tu continues à travailler ?

Je m’intéresse à l’actualité et je participe aussi en tant que bénévole à certaines actions de la Croix Rouge qui est souvent aux avant-postes de ces situations de crise. J’avais anticipé cette possibilité et bien que le confinement ne soit pas simple tous les jours pour quelqu’un qui aime le mouvement, je prends plutôt cela comme une opportunité de me reposer et prendre un vrai temps de réflexion pour moi et mes activités.

Etant indépendant, il y a toujours du travail à faire ! Et bien que mon activité de coaching soit un peu au ralentie depuis le début du confinement, la plupart de mes clients ont accepté de continuer de travailler à distance par téléphone ou Skype. J’en profite aussi pour travailler sur mon site et mes outils de communication, j’essaie aussi d’être créatif pour tester de nouvelles choses.

Selon toi, que peut apporter un coach de vie à des individus souffrant de la crise sanitaire actuelle et du confinement ?

Ce que je vois aujourd’hui autour de moi et ce que j’entends un peu partout, c’est énormément de peurs, de stress et d’angoisse lié au virus. Il n’y a pas que cela.

L’incertitude est énormément présente dans nos vies d’aujourd’hui.

De quoi sera fait demain ? Comment cette situation va-t-elle impacter notre travail, notre mode de vie, notre société, le fonctionnement du monde ? Il est difficile de se projeter pour le moment et cela provoque beaucoup d’anxiété.
Le rôle d’un coach est d’apporter un prisme différent, regarder ce qui est limitant ou bloquant sous un autre angle, plus propice à garder son énergie pour s’intéresser plutôt ce qu’on va pouvoir faire de tout ça et à quoi cela nous sert.

En coaching, je travaillais déjà beaucoup sur ces émotions avec mes clients. Concrètement ici, on va travailler sur ce que font ces émotions difficiles pour les gens. A quoi leur servent-elles ? Comment peuvent-ils les utiliser ? A partir de quand deviennent-elles blocantes et quelles sont les solutions pour se sortir de réflexions négatives qui tournent en rond ?

On a tendance à ne pas vouloir d’émotions et en même temps, quand on en a plus, c’est qu’on est mort !

Les émotions sont normales. Le coach va aller vérifier les moments où elles nous sont utiles (Exemple : personne n’aime le confinement, mais la peur nous permet de la supporter et évite que nous propagions le virus par excès de « courage ») et là où elles nous bloquent (Ex : je ne dors plus, je ne pense plus qu’à la mort, je ne parviens plus à rien faire de mes journées etc.).

Dans ce confinement, nous redécouvrons aussi la relation à nos proches. Généralement la vie très active que nous avons ne nous permet pas de passer énormément de temps avec notre famille, nos enfants. Autant ce confinement à l’avantage de nous reconnecter à nos proches, autant il peut être difficile à vivre pour ces situations que nous ne vivons plus au quotidien.

En coaching, je travaille aussi avec mes clients sur la relation à l’autre, les interactions entre les membres d’une famille par exemple avec l’objectif de plus de sérénité, d’une communication plus adaptée et respectueuse etc.

Le coaching aborde tous les sujets de la vie personnelle et en groupe.

Blogueur voyage, ton expérience de l’évasion est-elle un guide dans ton travail de coaching ?

Si elle n’est pas un guide, elle a participé à faire de moi la personne que je suis et en partie, à me donner l’envie d’œuvrer dans la relation d’aide aux personnes aujourd’hui.

Pour devenir Coach, j’ai fait un long travail sur moi-même. Et en plus de thérapies que j’ai pu suivre tout au long de ma vie, d’une certaine manière, les longs voyages en solo et les expériences d’expatriation ont beaucoup participé à ce travail. J’ai d’ailleurs consciemment utilisé un certain format de voyage pour avancer sur des difficultés personnels.

Le voyage permet parfois d’aller affronter ses peurs (la différence, la pauvreté, l’inconnu, l’autre etc.) et les aventures que j’ai vécues un peu partout dans le monde (et beaucoup en France aussi) m’ont permis de mieux me connaître, mon fonctionnement, mes mécanismes et de prendre confiance en moi sur un grand nombre de sujets personnels.

Qu’est-ce-que tu penses de l’utilisation des réseaux sociaux dans la mise en avant de ton activité ? Est-ce un plus pour toi ?

J’ai pris l’habitude des réseaux sociaux dans mon métier de blogueur professionnel. C’est un très bon moyen d’entrer en relation avec les gens et cela permet de créer de riches échanges sur tous les sujets.

Prendre la décision de se faire aider n’est pas chose aisée. Par dessus tout, il faut trouver la bonne personne pour soi, celle en qui on peut avoir confiance. Les réseaux sociaux me permettent de montrer qui je suis, mes valeurs, mes centres d’intérêts etc. Mes clients ont la possibilité de me voir et de regarder comment je me comporte. Je leur explique mon fonctionnement, ils ont accès à mon monde et d’une certaine manière, à ma culture, mon éducation, certaines de mes idées sur le monde et la vie. Cela leur permet de sentir si je suis la personne qui leur faut pour cheminer et se développer.

D’un autre côté, ce sont de fabuleux outils pour proposer d’autres façons de travailler et être créatif.

En ces temps troublés, on voit beaucoup de coachs, professeurs, d’influenceurs… mettre à disposition des ressources gratuites de yoga, de méditation avec des séances régulières. De ton côté, as-tu mis en place des rendez-vous avec ta communauté ? Aussi bien pour l’accompagner dans ces moments difficiles mais également dans l’objectif de rester visible professionnellement et ainsi préparer l‘après-crise ?

Pendant toute la durée du confinement, j’offre une première séance d’1h de coaching gratuit à distance par téléphone ou Skype. En 1h on a la possibilité de travailler et avancer sur beaucoup de choses.

Dans la situation actuelle, 1h de coaching pour travailler sur ses peurs ou des sujets liés au confinement peut être très efficace pour retrouver plus de sérénité et repartir du bon pied.

Vu qu’on a du temps, c’est aussi l’opportunité de chercher à prendre soin de soi et de tester un format d’accompagnement personnel somme toute assez récent en France.

C’est ma première pierre à l’édifice on va dire.

Et puis j’ai eu envie de rassembler et de proposer à plus de personnes un moment privilégié pour eux-même.

J’ai créé une expérience de voyage méditatif, une sorte d’évasion hypnotique pour « sortir » du confinement et se faire du bien.

Ici je fais se rejoindre ma passion de la nature et de la découverte des grands espaces et ma pratique de la Programmation Neuro Linguistique (je suis praticien PNL). Guidée par ma voix et cheminant dans une histoire écrite en suivant des règles du langage Eriksonnien (l’inventeur de l’hypnose), je les emmène sur des chemins de nature où ils pourront retrouver de belles ressources pour faire face à la situation actuelle. C’est un voyage de 20 à 30 min qui se veut agréable et relaxant.

Ma première est d’ailleurs demain dimanche et déjà près de 50 personnes y sont inscrites. Je suis très content et j’espère que cette expérience sera positive pour elles !

Si tu pouvais nous donner trois conseils pour accepter le confinement et le vivre au mieux ?

  • Vous poser la question sur ce que ce confinement fait de bien pour vous aujourd’hui.
  • Vous demander ce que vous pouvez faire pendant ce confinement et que vous ne pouvez pas faire d’habitude.
  • A un autre niveau, vous questionner sur les valeurs que vous portez quand vous respectez ce confinement, concrètement ce que vous faites pour le monde (et votre monde) en restant confiné.

Et souriez ! Le sourire ne rend-il pas plus agréable toute chose dans la vie ?

Comme chacun d’entre nous, je commence d’ores et déjà à penser à l’après-confinement. Penses-tu que comme le confinement nous a effrayé lors de son annonce, le déconfinement peut faire peur ?
Cette routine quotidienne que nous mettons tous en place peut avoir un côté très rassurant … L’idée de re-ssortir peut-elle être effrayante pour certains ?

On dit en général qu’il faut 3 semaines à une personne pour accepter un changement. Nous sommes dans cette phase-là d’acceptation du confinement en ce moment. Cela va nous permettre d’être plus serein avec cette situation, même si elle peut potentiellement engendrer d’autres sujets de difficultés en parallèle.

Le retour à la « normal », avec son lot de conséquences qu’on ne peut pas encore prévoir, nous fera vivre de nouveau le changement et l’incertitude. Il y aura donc une nouvelle phase d’adaptation nécessaire. Dès aujourd’hui, en ayant conscience de cela et en acceptant que ces nouveaux changements troublent notre vie une nouvelle fois, nous pouvons nous préparer mentalement à mieux le vivre.

Si on prend l’image du verre que nous choisissons de voir à moitié plein, en nous projetant plutôt sur ce que ce déconfinement fera de bien pour nous, on peut déjà se préparer à toutes les belles choses qu’il nous donnera la possibilité de faire et ainsi, conserver la clarté d’esprit qui nous sera nécessaire pour faire les bons choix à ce moment-là.

Dans tous les cas, la peur est normale. Regardez plutôt ce qu’elle vous dit et fait pour vous.

Je te sais très amoureux de la nature et très sensible aux enjeux environnementaux. Et on le voit, la grande gagnante de la crise aujourd’hui est la planète qui respire mieux.
Comment peut-on utiliser cette crise pour qu’elle ne soit pas qu’une parenthèse mais qu’au contraire, elle apporte un changement bénéfique sur nos habitudes ?

Selon moi, nous sommes une majorité à être très influencés par une communication de grande échelle qui a du mal à remettre en question lorsqu’elle n’y trouve pas son intérêt. Nous sommes aussi soumis à une politique mondiale qui n’a d’yeux que pour le profit et la croissance. Apparemment nos politiques ne semblent pas savoir réinventer une autre société, plus respectueuse, plus solidaire…

Cette crise nous permet de revenir sur nous-même. Je vois concrètement un certain nombre de personnes autour de moi qui ont de véritables déclics : « je suis content de retrouver ceux que j’aime », « je ne prends le temps de rien d’habitude », « je prends soin de moi et je m’aperçois que je ne l’avais pas fait depuis longtemps » etc.

Du coup, ma première pensée va tout d’abord au besoin d’une meilleure conscience de soi. Ensuite je pense que nous avons besoin de nous reconnecter aux autres pour imaginer un grand projet commun.

Je suis convaincu qu’à l’intérieur, nous savons déjà tout. La plupart d’entre nous pouvons facilement sentir lorsque quelque chose est bon ou mauvais pour nous et notre environnement. Il me semble important que nous réapprenions à nous faire confiance et à mieux communiquer ensemble pour le bien commun.

Il me semble que cette crise mondiale nous fait prendre conscience que nous sommes tous interconnectés et que nous avons finalement les mêmes besoins essentiels : être en bonne santé et continuer à être relié à l’autre. En arrêtant de consommer à outrance, nous voyons aussi tous les effets incroyablement positifs sur notre planète et si on fait attention, je suis convaincu qu’ils sont aussi très bénéfiques pour nous individuellement.

On entend souvent : « consommer ne rend pas plus heureux » et très vite, on se retrouve sur Amazon. Peut-être qu’en vivant cette expérience, nous réalisons que l’essentiel est plus important et ceci dit, que nous avons besoin de nous réinventer, nous et notre société.

L’Humain a besoin de leaders éclairé(e)s ! J’espère que cette crise nous aidera à faire de meilleurs choix.

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